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| L'innocent venu d'ailleurs | Un peu d'espace encore, qu'on enlève au silence | Ombre de mon Amour |
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“La grêle
est tombée, elle tombait au plus profond de moi-même abattant les moissons que l’amour avait semées. Je me sens moi- même comme une forêt très lointaine dans laquelle s’en va une toute petite lumière qui tremble et qui semble sur le point de mourir”. Nous sommes en 1915. Délaissé par celle qu’il aime, Apollinaire est parti sur le front de Champagne. Affronté à la guerre et toujours hanté par son amour, il va en chanter le bonheur passé, les émois fous, l’érotisme adorable et violent. L’envoûtement des mots efface l’horreur de la guerre, lui donne un air de féerie lointaine et à la mort un goût de douceur. Naïfs, truculents, émerveillés, lucides, graves et toujours tendres, utilisant les techniques de juxtaposition et de collage, riches d’au- dace, ces poèmes semblent nés au fil de la parole, tant leur rythme s’impose, tant leur musicalité est grande. Le costume du comédien, les lumières, le décor, la musique, soulignent la féérie amoureuse du poète dans l’univers cruel et terrifiant de la guerre. > télécharger le dossier de presse |